Plume de presse

Le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé

20 mai 2008

Manifestations contre les sanctions de chômeurs

10907294"Le gouvernement annonce un projet de loi qui sanctionnerait de radiation les chômeurs refusant une deuxième offre d'emploi au bout de six mois de chômage avec un salaire inférieur de 20% à leur ancien salaire, et au bout d'un an, avec un salaire inférieur de 40%. Cette offensive qui participe à la stigmatisation des chômeurs, comme s'ils étaient responsables de leur absence d'emploi, a deux buts : faire diminuer artificiellement le chiffre du chômage (déjà bien inférieur à la réalité), et peser à la baisse sur tous les salaires", écrivent dans un communiqué commun trois associations de chômeurs, AC!, APEIS et MNCP, qui appellent aujourd'hui à des manifestations nationales. En stigmatisant la justification gouvernementale de son projet de loi, les fameuses 300 à 500 000 offres d'emploi non pourvues, comme une "manipulation grossière" : "Ce chiffre n'a aucune base statistique sérieuse. Il traduit simplement le fait qu'il faut un délai (environ un mois) pour qu'une offre soit satisfaite. Aussi, sur la base de 3,7 millions d'offres gérées par l'ANPE en 2007, il y a en permanence un volume d'offres de l'ordre de 300 000. Les présenter comme des emplois non pourvus, c'est tromper l'opinion publique."

logoL'économiste François Eymard-Duvernay, professeur à l'Université Paris X Nanterre, livre une analyse lumineuse de la situation dans un article publié par l'excellente revue Alternatives économiques, sous le titre de Sanctionner les chômeurs ou élargir leur espace de choix ? Extraits.

"La logique de l'assurance est bien loin. Celle-ci est dénoncée comme une logique «protectrice», alors qu'elle est de nature contractuelle : les salariés organisés collectivement s'assurent contre les risques du chômage, paient des cotisations et reçoivent en contrepartie une allocation lorsqu'ils n'ont plus d'emploi. En quoi cela est-il illégitime ? On pourrait d'ailleurs suspecter les mesures actuellement envisagées de rompre des contrats anciens : après tout, les chômeurs susceptibles d'être «sanctionnés» ont versé normalement leurs cotisations, dans un cadre juridique qui prévoyait des prestations en contrepartie. Dans une situation où l'on veut forcer la main des chômeurs pour leur faire accepter des emplois dont personne ne veut, il ne serait pas inutile de rappeler que la relation de travail est contractuelle, c'est-à-dire, suivant les plus élémentaires principes libéraux, conditionnée par l'accord des volontés des parties et en particulier celle du salarié. (...) Les syndicats et plusieurs observateurs ont critiqué fermement la pression exercée sur la personne en recherche d'emploi pour qu'elle accepte un salaire de plus en plus bas. Le gouvernement souhaiterait ainsi que, au bout de trois mois de chômage, elle ne puisse pas refuser deux offres correspondant à 95% de son salaire antérieur, à 80% de ce salaire au bout de six mois et équivalant à ses allocations chômage (soit 57% du salaire antérieur !) au bout d'un an. Plutôt qu'à résorber la frange des emplois mal payés, aux conditions de travail souvent dégradées, cette politique conduirait à les pérenniser en contraignant des personnes à les occuper. On renouerait ainsi avec les phases les plus sombres du capitalisme (...) La multiplication des travailleurs pauvres, nouvelle plaie des sociétés riches, est ainsi explicitement visée. La garantie d'un salaire minimum instaurée par le Smic n'arrête pas d'être détricotée. Après la «prime pour l'emploi» qui permet de proposer des durées hebdomadaires de travail et des rémunérations mensuelles faibles, le montant des allocations chômage deviendrait une sorte de norme salariale : tout employeur versant un salaire à ce niveau serait assuré d'avoir une main d'œuvre disponible, grâce à la pression exercée sur les chômeurs de longue durée. (...) Le salarié engage sa personne dans le travail. Cela suppose que le travail ait un sens pour lui, qu'il en ait une représentation positive : c'est un enseignement constant de l'anthropologie et de la sociologie du travail. Nier cette dimension conduit à un retour à une conception servile du travail. Le contrat de travail, forme juridique de la relation salariale dans toute société libre, doit impérativement recueillir la volonté du salarié. Le menacer de sanctions au cas où il refuserait une «offre valable d'emploi» ainsi définie est une atteinte grave à cette liberté fondamentale. (...) De nombreux travaux montrent que les conditions de travail deviennent de plus en plus problématiques, sous la pression de la concurrence. Ce critère semble absent de la définition des «offres valables». Quid des personnes, le plus souvent des femmes, qui doivent s'occuper seules d'un enfant et donc avoir des horaires compatibles ? Quid de tous les salariés qui refusent de se démolir physiquement et/ou psychologiquement au travail ? Quid des seniors, dont on se préoccupe actuellement, qui considèrent qu'après une longue vie de travail, ils ont le droit de refuser certains emplois ? (...) Une offre d'emploi n'est «valable» que si elle est aussi considérée comme telle par le co-contractant. Toute autre solution revient à le soumettre à une tutelle. (...) Est-il exagérément « libéral » de rappeler, dans la continuité de nombreux auteurs (dont Amartya Sen), que l'évaluation des situations doit prendre en compte la liberté laissée aux personnes, et pas seulement leurs revenus ?"

Carole_TuchszirerEn cette matière comme en toute autre, ce gouvernement de classe fait la politique du patronat : "C’est manifestement le marronnier de la classe politique et du MEDEF, rappelle une autre auteure d'Alternatives Économiques, Carole Tuchszirer, docteur en économie des ressources humaines, dans un article titré L'offre valable d'emploi, l'éternel retour. A chaque renégociation de la convention d’assurance chômage, la question de l’offre valable d’emploi (OVE) refait surface avant même que l’on débatte du fond, c’est-à-dire de la façon dont on entend faire de l’assurance chômage un outil de gestion des transitions professionnelles. Rappelons que «l’offre valable d’emploi» avait déjà fait parler d’elle en 2000, à l’occasion de l’adoption du PARE (plan d’aide au retour à l’emploi). Le MEDEF avait dû rapidement reculer devant la ténacité du gouvernement de l’époque (Elisabeth Guigou en tête) qui, avec le soutien de la plupart des organisations syndicales, avait brandi la menace d’un refus d’agrément de la convention d’assurance-chômage." La différence avec aujourd'hui, c'est que le MEDEF règne en Sarkozie.

À lire aussi sur le même sujet : Haro sur les chômeurs.

Posté par Olivier Bonnet à 10:30 - Sarkoland - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je ne connais pas ces chiffres, mais je connais mieux l'ANPE, puisqu'inscrit depuis des années, et le monde industriel pour y avoir été cadre.
Dans ce domaine, le pire, ce n'est même pas forcément qu'il n'y a pas de travail, mais même dans le cas où le business est florissant, les dirigeants ne veulent pas embaucher. Pourquoi ? Aussi pour une bataille de chiffre. Quand il faut rendre des comptes, c'est mieux de montrer un maintien de l'augmentation du bénéfice qu'un maintien du chiffre d'affaire. Or pour ça, on peut essayer de meix vendre, de rationnaliser sa méthode de production ou de jouer sur le levier du personnel.
Au final, il peut y avoir du travail mais on ne veut pas embaucher, pour ne pas augmenter sa masse salariale. Ce qui est ridicule, puisque tout salarié participe à la production de richesse pour l'entreprise.
Mais, bref, 4 années d'inscription ANPE, jamais eu la moindre proposition, malgré mes diplômes, et mes expériences aussi diverses que variées (pas seulement comme cadre, ni dans l'industrie).
Vu du dedans,, c'est évidement une structure qui ne sert plus à grand chose, si ce n'est à la répression.
Il semble que nos politiques l'aient bien compris...

Posté par galien, 20 mai 2008 à 09:08

Dresser les pauvres contre les pauvres...

Tel est le carburant du sarkozisme, en stigmatisant ceux qui auraient l'outrecuidance de refuser n'importe quelle offres d'emploi, même à une heure de leur domicile... en faisant -notamment- abstraction des contraintes, des difficultés et du coût des déplacements (cf l'article "Les salariés n'ont plus les moyens de se payer la mobilité dans Libération d'hier : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/326967.FR.php).

Posté par Antech, 20 mai 2008 à 11:58

Réhabilitation

Je crois qu'il faut briser un tabou et réhabiliter la valeur travail-forcé.
On a dit énormément de choses sur l'esclavage, mais au fond, on n'a plus vraiment le choix si l'on veut rester compétitifs.
Je constate avec joie que le gouvernement a pris la mesure du problème à bras-le-corps.

Posté par JeanPierreMartin, 20 mai 2008 à 13:29

Exact

De même, on a beaucoup dénigré le Service du Travail Obligatoire ;)

Posté par Olivier B., 20 mai 2008 à 13:31

moi je le prends le job!

ok , j'y vais j'accepte tout, mais vous pouvez me croire qu'au bout de 15 jours le patron me paie pour rester chez moi !!!

Posté par marczi, 20 mai 2008 à 15:03

Comment on entretien un mensogne

Un article des échos du mardi 20 mai sur les 35 heures, un tableau de comparaison eurostat dresse la liste des heures travaillés heures supplémentaires comprises qui met la France avant dernier.

Grèce 43, 0
Royaume uni 43, 0
Pologne 42, 9
Espagne 42, 0
UE27 41, 8
Allemagne 41, 7
France 41, 0
Pays Bas 40, 9

Il eut été honnête de mettre à coté le tableau hors heures supplémentaires ce qui change la donne.
Je propose à tous les bloguers de le signaler au jourrrnal les éhos

Posté par David75, 20 mai 2008 à 15:12

Matière à réflexion

Tiens, j'ai vu l'autre face de faux-c...l Devedjan à la TV, 10 secondes maxi (sur TV5). Il disait en gros (pas texto): "il est temps de tordre le coup et d'abattre la loi des 35h et laisser les entreprises fixer elles-mêmes le seuil hebdomadaire au-delà duquel les heures sont considérées comme supplémentaires" ...

Alors pour vous donner matière à réflexion, veuillez lire ou relire ce court résumé des stratégies et techniques de manipulation de masse :

http://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=290
À bookmarker, imprimer et donner à son voisin.

Posté par thorgal, 20 mai 2008 à 15:46

Bonjour à tous.

Les salariés qui cotisent pour l'assurance chômage savent-ils que leur salaire est ponctionné non pas pour aider et rémunérer les chômeurs, mais pour financer des groupes de management( comme la BPI. Entreprise familiale de feu Bernard Paoli, qui respire la mafia à plein nez)qui possèdent des profiles et des méthodes indubitablement sectaires?
Des sociétés privées profitent donc de l'argent social pour prospérer comme des sangsues sur le dos des chômeurs!!!
Au lieu d'embaucher au sein même de l'ANPE et des ASSEDICS. En gros tout le monde se fait avoir dans l'histoire sauf eux qui en profitent pleinement.

Posté par edgard poésie, 20 mai 2008 à 15:49

????

Bien qu'étant sur les 2 forums d'AC! je n'ai vu aucune info à ce sujet. Manifestement ils ne sont pas au courant de leur propre "appel à manifestation". Il n'en existe d'ailleurs, sauf berlue, pas la moindre trace sur le site d'AC! et pas davantage sur celui de l'APEIS.

Olivier peut-il nous donner sa source ?

Posté par mfgtour, 20 mai 2008 à 16:22

Source

Dépêche Associated Press reprise entre autres sur L'Obs.com (moi, je l'avais trouvée sur le fil d'actu Yahoo mais elle en a apparemment disparu) : http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/social/20080519.FAP4624/les_associations_de_chomeurs_appellent_a_manifester_mar.html

Posté par Olivier B., 20 mai 2008 à 16:47

OK merci

J'ai glané ce squelettique communiqué ici http://www.ac-chomage.org/spip.php?article1656 qui est le site (fantôme) d'AC! rue Voltaire

Sur l'autre AC! (celui déménagé par Delanoé) rue Mathis rien (mais les 2 sont en bisbille...)

Posté par mfgtour, 20 mai 2008 à 16:56

Pas gagné que les manifs attirent du monde alors...
Mais je ne regrette rien : ce billet m'a permis de remettre "Les points sur les i" (excellent éditeur ;) au sujet de l'OVE.

Posté par Olivier B., 20 mai 2008 à 16:59

jusqu'ici un chômeur longue durée (surtout s'il est senior) ne se voyait jamais proposé quoi que ce soit par l'ANPE, ni correspondant à son niveau de job ni même à moins, ni même à rien.
je me demandais tout à coup, du coup, s'ils allaient embaucher à l'ANPE du personnel pour réellement s'occuper de ces chômeurs, (à qui on ne proposait jamais rien je vous le rappelle, par manque de personnel ?) et leur proposer des sous jobs donnant encore aux entreprises du personnel sur-qualifié à bas prix.
ce matin, entendu sur inter, qu'à terme il faudrait accepter un job dont le salaire serait légèrement supérieur à l'indemnisation.
Ce qui voudrait donc dire qu'un bénéficiaire du rmi ou d'ASS devrait accepter un job à 700 euros?

entendu aussi sur Inter, -et j'y vois comme un rêve patronal bientot devenu réalité- que le temps légal du travail ainsi que le SMIC devraient être totalement supprimés. ben c'est en bonne voie tout ça

et de manif, pas vu d'annonces

Posté par anne, 20 mai 2008 à 18:16

tout-à-fait prévisible

@anne : lis le petit résumé qui se trouve au bout du lien que j'ai indiqué sur mon post un peu plus haut. Tout est expliqué très clairement.

Posté par thorgal, 20 mai 2008 à 19:22

@ thorgal

thorgal, c'est tout à fait ça, oui
ce résumé synthétise très bien tout ce que je constate depuis quelques années et surtout depuis ces derniers temps, (campagne electorale comprise d'ailleurs)
mais ce qui est aussi grave c'est l'apathie des gens face à cette manip, ils sont hypnotisés, ça marche, plus aucun esprit critique à exercer
ça fait peur

Posté par anne, 20 mai 2008 à 22:12

La trouille

Anne.
C'est justement eux qui devraient avoir peur vu qu'ils sont totalement déconnectés de la réalité...
Leur réveil sera d'autant plus douloureux à digéré.
Je vois autour de moi des gens dans la difficulté ; Ils n'en parlent pas et préfèrent se réfugier derrière leur "bonne humeur" pour rester dans le système de pensées de ceux qui s'en sortent mieux...pour conjurer le sort? Claquer leur argent pour s'éclater en boite et se prouver qu'ils existent encore. Quelle tristesse...
Je n'irais pas pleurer une seule larme sur leur sort !

Posté par edgard poésie, 20 mai 2008 à 22:27

OVE

je suis salarié d'une petite association.

je touche un petit salaire, et je travaille à un peu moins d'une heure de transport de chez moi.

mon employeur me paie des frais de déplacement (tout petits).

si je venais à ête licencié, il se pourrait tout à fait qu'on me propose de continuer à faire le même travail, au même endroit, mais avec une autre structure.

faire le même travail, à la même distance, sans avoir de remboursement de frais, et exactement ce que ce gouvernement appelle une Offre Valable d'Emploi.

sauf que je devrais alors très, très vite choisir entre payer le loyer ou acheter à manger...

Posté par krondstadt, 21 mai 2008 à 11:50

Humour

Rassurons-nous "le gouvernement fait des concessions aux syndicats", ainsi que le titre "Les Echos" de ce jour...

En fait on s'aperçoit, en lisant l'article, que c'est avec la seule... CFDT bien sûr !

Intéressant l'article. La fin surtout (la toute fin) :

"Version plus acceptable

Bercy a cependant fait quelques concessions à la CFDT, en ajoutant que l'ORE devrait être « adaptée à la formation, aux qualifications [...] et à la situation personnelle et familiale » de chaque demandeur d'emploi, ainsi qu'à la « situation du marché du travail local ». Au bout de six mois, les chômeurs pourront être contraints d'accepter une baisse de salaire de 15 %. Le gouvernement avait envisagé une réduction de 30 %, puis de 20 %, avant de revenir à une version plus acceptable pour les syndicats. Le trajet entre le domicile et le lieu de travail ne pourra pas excéder 30 kilomètres, ni requérir plus de deux heures de transports en commun par jour. Le projet de loi ne fait en aucun cas de distinction entre le CDI et les autres formes de contrat. Un CDD ou une mission d'intérim seraient jugés tout aussi valables qu'un contrat durable.

Au bout d'un an, les conditions d'indemnisation seront nettement plus restrictives : tout emploi rémunéré à hauteur du revenu de remplacement sera jugé acceptable. Pour les personnes indemnisées par l'Unedic, cela correspondra à 57,4 % de leur salaire antérieur, dans le cas le plus courant.

Pour les titulaires de l'allocation spécifique de solidarité (ASS), en revanche, le niveau de salaire requis ne dépasserait pas 14,74 euros par jour ! Cela reste l'un des principaux points de blocage avec les syndicats"

http://www.lesechos.fr/info/france/4729375.htm

Posté par mfgtour, 21 mai 2008 à 12:29

Personnellement je me plierais avec grand plaisir à accepter n’importe quel emploi proposé par l’agence pour l’emploi, qui pour le moment, ne propose que de postuler et de justifier nos démarches.

J’avoue être très choqué de voir les agents ANPE ne pas communiquer certaines candidatures pour cause de quantité demandée atteinte.

En effet, un employeur indique la quantité de candidatures désirées et le surplus ne lui est même pas communiqué.

Un des effets pervers de tels agissements est qu’il est parfois possible que des personnes ayant des relations puissent être présentées systématiquement sur des postes.
Les autres n’ont pas même la chance de voir leur candidature arriver dans l'entreprise.

Le rôle d’un agent ANPE est-il de remplacer le travail d’un Directeur des Ressources Humaines ?

Je suis perplexe de constater l’arrivée massive des offres de travail temporaire à l’ ANPE, faisant la part belle à ces sociétés et leur facilitant le travail de sélection.

Vous allez savoir ce que "sévices publics" veut dire ...

Posté par Liberty, 21 mai 2008 à 14:09

Deutchland über alles

Pendant ce temps en Allemagne se met en place un "Travail Civique" sorte de STO qui ne dit pas son nom afin de forcer les chômeurs de plus d'un an à accepter n'importe quoi. C'est qu'ils coûtent cher ces feignants

Les députés qui pondent ces horreurs, sans complexe, viennent de s'accorder une petite augmentation : + 330€uros au 1er janvier 2008 et + 329€uros au 1er janvier 2009.

Au total 659€uros donc. Ce qui représente la somme avec laquelle doivent survivre 2 personnes privées d'emploi depuis plus d'un an...

(Source : http://allemagne-et-plus.a18t.net/?p=29 )

Posté par mfgtour, 21 mai 2008 à 14:13

résistances vitales

cette décôte salariale est contraire à la règle : "à travail égal, salaire égal" et aussi tout simplement à notre Constitution, et à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Elle me rappelle ces entrepôts de broc où vous déposez un objet à vendre et où, au fil du temps, s'il ne trouve pas preneur, sa côte dégringole de manière exponentielle.
C'est d'abord au chômeur à faire respecter sa dignité et déclarer illégitimes toutes lois discriminantes, toutes mesures contraires au droit, tout travail forcé, tout salaire indécent, toute contrainte, toute intimidation, toute humiliation. A dénoncer la criminalisation d'Etat qu'on lui fait subir.

Posté par tsé, 21 mai 2008 à 22:27

Des news

Effectivement y'a bien eu quelques manifs. Voici la recension de l'une d'elles, c'est vers la 2 ° minute ici http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l63a_locale&video_number=2
D'autres sont visibles là http://www.mncp.fr/

Posté par mfgtour, 22 mai 2008 à 22:30

Comment peut-on, ou peutons, ou teutons ...

Comment peut-on encore parler de "partenaires sociaux" ?
Il faut se rappeller que le scandale des syndicats a éclaté au grand jour il y a peu .
Les pots de vin sont légion et généreux !

Dernièrement dans le cadre de l'UIMM : La CFTC aurait obtenu 23 000 Euros pour organiser son congrès de 2006 !

Ce n'est pas un cas isolé ...
Réveillez moi, ce pays est digne du "Guiness Book des records" de la corruption !

Posté par Liberty, 24 mai 2008 à 13:02

Déjà dit

Le gingle "partenaires sociaux" accepté par les syndicats ( j'ose espérer naïvement ) fut le piège dans lequel ils ( les syndicats, entre autres) sont tombés.
Comment être "partenaire" d'une politique économique que tu ne peux, en aucun cas, maîtriser.
Tu es sur le porte-bagage et tu ne diriges pas le vélo. Tu es embarqué sur une route et tu essaies de faire poids, mais sur la route qu'ils ont choisie.

Non, on ne peut être "partenaires", nous ne serons que des "adversaires sociaux".
Notre philosophie, nos idéaux, nos aspirations sont autres.

Délivrons-nous, nous-mêmes, de ces mots menteurs utilisés par la Novlangue et autre LQR (mes livres de référence)

Posté par GPMarcel, 24 mai 2008 à 13:32

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=108574&pid=9247316

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :