22 mai 2008
Retraites : pourquoi cette contre-réforme est injuste
C'est aujourd'hui le jour des grandes grèves et manifestations contre la réforme des retraites que le gouvernement veut mettre en place. Pourquoi est-elle foncièrement injuste ? Arguments.
L'actuelle majorité creuse le sillon labouré par la droite depuis 15 ans : obliger les salariés à cotiser toujours plus longtemps pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein et ainsi, mécaniquement, baisser le niveau des retraites effectivement perçues. En 1993, Edouard Balladur décide que la durée de cotisation passera progressivement de 37,5 à 40 ans, en même temps que le salaire de référence, qui sert de base à la fixation du montant de la retraite, sera désormais calculé sur la moyenne des 25 meilleures années, contre les 10 meilleures années auparavant : c'était déjà cotiser plus pour toucher moins. Dix ans plus tard, François Fillon, alors ministre des Affaires (anti)sociales, aligne la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle du secteur privé, à 40 ans, et planifie un allongement progressif pour tous les actifs, à 41 ans en 2012. C'est cette loi qui va rentrer en application l'année prochaine et qui mobilise aujourd'hui contre elle un front syndical uni, dans le public comme le privé, réunissant la CGT, FO, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la FSU, l'UNSA, Solidaires, l'UNEF et la JOC.
La justification de cette réforme, présentée comme indispensable, est l'allongement de la durée de vie et le fait que la France compte par conséquent de moins en moins d'actifs en proportion des retraités. Ce qui est
tout à fait exact. Pourtant, à partir de cette situation objective, plusieurs remèdes sont possibles, ce que nie la droite en présentant l'allongement de la durée de cotisation comme inéluctable. Or il s'agit d'un choix idéologique. Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, résume bien l'alternative : "ce n'est pas parce que l'espérance de vie augmente que vous devez bosser plus !", s'exclame-t-il, estimant qu'il s'agit là d'un "prétexte". "Le départ du raisonnement, c'est un problème financier". Et de livrer son diagnostic, pointant "un vrai problème de répartition des richesses" : "le financement, on peut l'assurer", affirme-t-il, proposant "une augmentation de l'impôt sur les bénéfices, de 3% sur les bénéfices
non réinvestis, cela fait trois milliards de recettes supplémentaires"
ainsi qu'une "cotisation vieillesse sur l'intéressement, la
participation et les stocks options". De fait, le choix de la droite est de faire constamment peser le poids des efforts sur les salariés, jamais sur les entreprises. Lorsque les opposants à sa réforme proposèrent ainsi en 2003 à Fillon d'augmenter les cotisations sociales, ce VRP du MEDEF répondit que cette augmentation du coût du travail "mettrait en péril la compétitivité de notre économie, c'est-à-dire l'emploi". Toujours le même refrain.
"Un vrai problème de répartition des richesses", dit Mailly. Il a parfaitement raison. Extrait de Sarkozy, la grande manipulation : "La malhonnêteté de la présentation de certaines
données va de pair avec l’occultation d’autres, qui contredisent la vulgate
néolibérale. Ainsi, d’après le Fonds monétaire international, la part des
salaires au sein du produit intérieur brut (PIB) des pays membres du G7 a
baissé de 5,8% entre 1983 et 2006. La Commission européenne observe le même
phénomène au sein de l’Union, plus prononcé encore avec une chute de 8,6%. En
France, elle atteint même 9,3%. Jacky Fayolle, ancien directeur de l’Institut
de recherches économiques et sociales, a évalué ce transfert de richesses, sur
la base d’un PIB de la France à près de 1 800 milliards d’euros : «il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros
qui ont ripé du travail vers le capital». Soit, même en prenant en compte
la fourchette basse, plus d’une dizaine de fois le déficit de la Sécurité
sociale (12 milliards) et une vingtaine de fois celui des retraites (5
milliards). Médiatise-t-on ce «trou», «combien plus
profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés»,
selon l’expression utilisée par François Ruffin dans Le Monde diplomatique (janvier
2008) ?"
La solution de demander aux salariés de travailler toujours plus longtemps constitue en outre une escroquerie, dans la mesure où les entreprises ne veulent pas des seniors, qui ne parviennent pas à retrouver d'emploi une fois au chômage (leur taux d'activité n'est que de 38% en France). Contraints et forcés, ils cotiseront donc insuffisamment longtemps pour bénéficier d'une retraite à taux plein et toucheront donc
des retraites toujours plus faibles. Aussi les syndicats font-ils valoir qu'on ne peut pas décider d'allonger à nouveau
la durée de cotisation sans avoir auparavant amélioré le taux d'emploi des seniors. Du reste, Fillon en avait parlé au micro de l'Assemblée nationale, le 10 juin 2003, en présentant sa loi : "Dès 2006, un besoin important de
main-d'oeuvre se fera nécessairement sentir, croyait-il savoir, et la plupart de nos grandes
entreprises en prennent conscience. En privilégiant l'allongement de la
durée de cotisation pour financer les retraites, c'est en quelque sorte
un marché que nous leur proposons : si les entreprises ne favorisent
pas cette mutation des esprits et des pratiques en faveur de l'emploi
des seniors, il n'y aura pas d'autre choix qu'une hausse drastique de
leurs charges pour financer les retraites". "Applaudissements sur les bancs du groupe UMP", précise le compte-rendu sur le site de l'Assemblée. Evidemment, même si les entreprises ne font nullement travailler davantage de seniors qu'à l'époque, l'hypocrite ne parle plus aujourd'hui de "hausse drastique de
leurs charges pour financer les retraites", dieu et le MEDEF l'en préserve !

Pour la bonne bouche, rappelons enfin ce qu'écrivaient Pierre Larrouturou (photo de gauche), délégué national à l’Europe du PS et porte-parole
d’Urgence sociale, et Eric Halphen, président du comité de parrainage
d’Anticor, dans un article paru dans la rubrique Rebonds de Libération du 6 juin 2007, titré Les mensonges de Fillon* : "M. Fillon se présente toujours comme
l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des-retraites. Est-ce bien vrai ?
L’objectif principal de la réforme Fillon était d’allonger la durée de
cotisation des salariés. Quatre ans après le vote de la loi, une étude
de la Caisse nationale d’assurance vieillesse montre que jamais on
n’est parti aussi tôt en retraite ! Alors que les salariés partaient en
moyenne à 62,1 ans en 2001, l’âge moyen de départ s’est abaissé à moins
de 61 ans en 2006. Une évolution diamétralement opposée à l’objectif de
la réforme. Par peur des réformes annoncées pour 2008, un très grand
nombre de salariés partent en retraite dès qu’ils ont 60 ans, quitte à
subir une décote s’ils n’ont pas cotisé suffisamment longtemps. Les
caisses de retraite, qui étaient à l’équilibre en 2002 et devaient
le rester jusqu’en 2008, ont déjà accumulé un déficit supérieur à 7
milliards d’euros! Certains parlent d’échec; d’autres, de fiasco. Mais
François Fillon se présente toujours comme
l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des -retraites… De deux choses l’une:
soit François Fillon se désintéresse complètement
de l’avenir des retraites, soit il connaît le bilan fait par la Cnav et
il ment comme un arracheur de dents". A votre avis ?
* : article déjà cité dans notre billet du 13 juin 2007.
Commentaires
Merci de revenir, encore et toujours sur les manipulations, les mensonges et le cynisme de l'idéologie ultralibérale.
Ouvrir les esprits et les yeux, argumenter, chiffrer, démontrer l'imposture.
et recommencer...
Ailleurs
J'étais ailleurs, ailleurs!
Oui, dire, redire, démontrer les mensonges volontaires véhiculées par cette droite néolibérale la plus idéologique que la France ait connue.
La malhonnêteté intellectuelle alliée à cet esprit de revanche permanent est tellement évident que l'alternance démocratique (!!!) se vide d'elle même de sens.
Et afin de gouverner entre soi, entre zélites auto-proclamées certains PS (beurk!) se décomplexent au point d'affirmer leur libéralisme qu'ils teintent, Ô euphémisme, de libéralisme politique.
Le mensonge est, là aussi, de mise.
Stop à cet état UMPS!
Je veux y croire encore un appel "à gauche"
http://www.appel-a-gauche.org vient d'être lancé.
Il y a des signataires éminents et sympas.
Sursaut démocratique ultime. Soubresaut de survie!
Je pense, quant à moi, que la réponse sera plus brutale...Des personnes en manque de carburant volent simplement pour aller bosser.Des personnes encore plus nombreuses vont voler pour manger. D'autres iront grapiller de ci de là de quoi se vêtir, s'abriter, sourire...
L'argent est là dans les profits faramineux et, qu'on le veuille ou non, il sera, d'une manière ou d'une autre confisqué.
Fin de civilisation, fin d'un régime "démocratique représentatif" à bout de souffle tellement il a été dévoyé et confisqué par ces descendants d'une aristocratie divine.
Le Dieu là, invoqué étant le fric, le fric, le fric.
La prime par joueur de la finale de la C1 a touché à la fin du match, hors salaire, 325000 euros. (25 années d'un SMICARD)
Sympa non!
L'argent existe.
l'argent existe
oui, mais dans des mains qui ne veulent et ne voudront jamais le lacher.
On ira
On ira thorgal, on ira.
Je n'ai même pas évoqué toute la "frange" du monde qui manque de nourriture car des margoulins spéculent sur les céréales et le pétrole afin de se refaire la cerise après avoir perdu quelques broutilles avec les subprimes.
A ventre affamé point d'oreilles. Ni de peur. Ni de mur.
Instinct de survie, tout simplement. Tout simplement. Déferlante et alors!
agree :)
petite précision : ne pas vouloir quelque chose ne veut pas dire que ce que tu ne veux pas ne se réalisera pas ;) on fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie et les detenteurs de richesses ont parfois changé au cours de l'histoire, au grand déplaisir de leurs prédécesseurs. Ce qu'il faut supprimer, c'est cette notion infâme de richesse matérielle. On ne possède rien en dehors de soi-même, on ne fait qu'emprunter et utiliser, voire gaspiller, ce qui est dommage. Cette notion de richesse (de type capitaliste) est fille de 'propriété privée'. Et cette dernière est bien trop ancrée en nous, difficile d'en sortir ...
départs à la retraite
vous dites qu'en 2001 les départs s'effectuaient à 62ans,1 ? c'est une moyenne mais les militaires, les agents EDF, et GDF, ceux de la SNCF, les gendarmes, sont ils dedans ? parceque s'ils sont dedans certains doivent partir à 80 ans pour obtenir 62.1 de moyenne?
dans mon entourage très peu sont allé jusqu'a 60 ans c'est plutot 57, et dans le privé, j'exclus ceux qui sont parti à 38ans ,37 ans (militaire, et marin pompier)et 55 (SNCF) aucun n'a dépassé 60.
(sauf moi!) mais ceci est une autre histoire!!!
Les régimes spéciaux les plus coûteux :
http://www.lescocos.com/Nos-elus-ont-eux-aussi-un-regime.html
Conclusion, ce sont les personnes les plus favorisées lors de leur exercice qui bénéficient de retraites cumulables sans limite...
Comparer la vie d'un élu à celle d'un ouvrier travaillant avec des matières dangereuses et dans des conditions de travail difficiles est aberrant !
Souvent les élus terminent leur carrière au Sénat, dont personne ne sait ce à quoi il sert !
Je n'ai jamais vu de maladie professionnelle chez un élu, à part la langue de bois, la gueule de bois, la mégalomanie, les abus de biens sociaux...
Archi cumulards : Immunité parlementaire, régime de retraite spécial, avantages sociaux (tels les crédits à taux préférentiels), véhicule de fonction, notes de frais, repas et hôtel à tarif réduit etc...
Le pire dans l'histoire, c'est que ce sont ces mêmes élus qui décident de notre avenir : Partir à la retraite le plus tard possible afin de profiter pleinement de nos maladies professionnelles .
Quel est la catégorie professionnelle dans laquelle les personnes vivent le plus vieux ?
Les politiques, sans aucun doute ...
En salaire d'appoint, ils peuvent même écrire des livres et investir dans des sociétés privées ...
Conflit d'intérêt me direz-vous, vous aurez raison.
Il est très tentant d'adapter les lois au bénéfice de sa propre entreprise privée ...
la retraite aux enchères
Regardez-la celle-ci comme elle est mignonne, c'est carrément les enchères maintenant, qui dit mieux, 63 ans et demi, non 64, 70, qui gagnera le gros lot ?
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=71303
+1 Liberty!
c'est le résultat d'une propagande habile et aussi d'une certaine "confiance" naturelle envers ceux que l'on considère des "experts", un peu comme quand tu vas chez le docteur, tu veux être rassuré et pris en charge par des mains "compétentes". C'est somme toute basique.
thorgal ne pas s'attarder à la richesse matérielle, que voilà une belle idée, que l'on ne peut avoir qu'à partir d'un certain revenu que bien des retraités n'atteignent pas
Devoir se limiter sérieusement ce n'est pas facile,mais en effet cela peut libérer et vous ramener à notre jeunesse (j'expérimente)
Crever quasi de faim d'autres y sont réduits
La voilà, L'IDEE !
D'après ce que je lis, Liberté, le truc pour avoir une bonne retraite, c'est de faire de la politique !
En plus, nous serions nous-mêmes chargés d'établir les lois pour partager les galettes et récolter plus de blé !
Avec quelle méthode ? En faisant rêver ces masses laborieuses, populeuses, je vois ça d'ici : on ferait plein de promesse, des fêtes somptueuses, du champ' à gogo, de jolis costards (pas prêt-à-porter, hein)... Ah ! Comme cela serait plaisant de voir leurs yeux briller d'espoir, de voir que leur choix serait arrêté : c'est pour NOUS qu'ils voteraient ces doux imbéciles, la tête pleine de rêves, de désirs.
Et ça, c'est important, parce qu'au vu des retraites, c'est bien d'avoir un peu d'espoir...
Ils sont tellement touchant, ces pauvres...
(En fait, je ne pense même pas qu'ils aient autant de compassion, voir même de cynisme, mais au mieux de l'indifférence)
Fillon, c'est quand même le type qui écrivait sur son blog, il ya environ un an, que c'était les gens à la CMU qui coûtaient le plus cher à l'assurance maladie !
Comme le dit Olivier, c'est un valet des puissants.
Le gouvernement actuel se fait une spécialité d'interventions mensongères médiatiques ( http://www.lesmotsontunsens.com/un-gouvernement-qui-ne-sait-pas-compter-6-67-et-4000-qui-dit-mieux )
Ils ont bien vu que çà marche aux USA...
@brigetoun
c'est pas si noir ou blanc que ça. Prends ma situation : je n'ai AUCUN revenu. J'ai 33 ans, pas de boulot, pas d'aides sociales d'aucune sorte, pas de cotisations, rien. Au niveau professionnel, je suis hors-systeme, je touche pas un kopek! ET pourtant, je vis assez bien. Equation bizarre non ? Et bien non. C'est simplement que je vis dans un collectif et que je rends service. En echange, je suis nourri loge et je peux developper mes activites artistiques (je suis musicien a temps complet). Je ne veux pas simplement dire qu'il faut generaliser ma situation mais que le "systeme" n'est pas forcement une voie unique a suivre. Et si tu relis mon post, tu verras que je l'ai termine en precisant que la source de bcp de problemes est tres difficile a ignorer. Par consequent, pour bcp il n'y a pas de choix autre que se plier aux exigences d'un systeme devenu ou qui a toujours ete ingrat envers les pauvres. Je suis le 1er a le deplorer car mes fins de mois sont tout de meme difficiles ...
Tromperie et propagande
Jeune, on me disait "fais des études si tu veut du boulot et un bon salaire".
Résultat, finir ses études à 25 ans c'est pas très bon pour la retraite, d'autant que le plein emploi c'est fini !
Mes études ne m'ont servi qu'à gagner le salaire minimum, ce, même avec de l'expérience acquise par la suite.
Mes compétences ne sont pas niées, tant que je n'en réclame pas la rétribution...
Nos enfants avec le niveau d'études croissant, ne finiront pas de travailler à 60 ans mais à 70 ou 75 ans et le smic pendant toute la carrière !
Qui donc nous a poussé à nous former plus : La classe politique qui trouvait là une excuse au chômage !(histoire de nous culpabiliser de leur incompétence)
Juste un petit mot sur l'essence : Le gouvernement se réjouit de la montée des prix du baril puisqu'il se prélève un pourcentage de taxe sur les prix à la pompe .(CQFD)
Plus le prix est élevé, plus l'état gagne d'argent !
Le président "qui ira chercher le pouvoir d'achat avec les dents" pourrait geler les taxes pour maintenir un prix raisonnable .
"Plus mythomane tu meurs !"
Un petit peu de logique, si le pétrole devrait disparaître d'ici 2016 (selon les dernières informations), vous comme moi, n'aurions plus le droit d'en consommer .
Ce précieux liquide serait réservé aux forces de l'ordre, aux laboratoires pharmaceutiques, à l'armée, aux services d'urgence etc... !!!
Les toxicomanes du pognon se font un dernier shoot de fric, par anticipation sur 20 ans de l'éventuelle future pénurie . Point !
Des gisements accessibles et exploitables existent mais il ne faut pas en parler pour cause de spéculation.(secret défense)
Le souci c'est qu'ils ne sont pas situés dans les émirats Arabes, ce qui pose de sérieux soucis de géopolitique et risque de déstabiliser la paix mondiale.
La voiture électrique n'est pas prête de sortir toujours pour des questions de géopolitique.
En plus, devoir réformer la production automobile est très coûteux . À l'heure où les entreprises visent le bénéfice à court terme l'investissement n'est pas à l'ordre du jour ...
L'écologie, la santé, l'avenir de nos enfants sont le cadet des soucis d'une classe politique n'ayant rien à proposer que de suivre la dictature mondialisée façon Yankee !
Il suffit de lire les derniers propos de Bertrand Delanoé pour en être convaincu "libéral de gauche" La bonne blague, il pourrait entrer au gouvernement avec de tels discours. (Sarkozyste de gauche tant qu'il y est !)
La France jadis exemple social, sonne le signal de départ d'une Europe au capitalisme débridé des plus ignobles.
Forts de l'exemple Sarko, tous nos partenaires Européens sont en train de tuer leurs systèmes sociaux.
"Si même la France ne peut plus être le pays des droits de l'homme, vous comprendrez que ce n'est plus à l'ordre du jour" Voilà le discours Européen actuel !
Aux armes citoyens...
Pour info sur Bertrand Delanoe
http://www.flickr.com/photos/kaigen/2398033815/sizes/o/
Tout s'explique !
TIPP
@Liberty
Petite correction sur les taxes pesant sur l'essence. La taxe qui est proportionnelle au prix de l'essence, c'est la TVA, qui ne "pèse" que 20%. La taxe principale est la TIPP qui est FIXE. Ça veut dire qu'en _proportion_ plus le baril de crude augmente, plus la part TIPP dans le prix de l'essence diminue en proportion. Exemple :
essence à 20 centimes/litre HT + TIPP à 50 centimes + TVA à 20% de 20 centimes = 74 centimes TTC. La TIPP représente alors ~ 70%.
Maintenant, essence à 1.2 euro/litre HT + TIPP toujours à 50 centimes + TVA 20% de 1.2 euros = 1.94 euros, Ici, la TIPP représente alors ~ 25%.
En fait, comme la TIPP est par définition fixe, l'état PERD du fric _en proportion_ (pas dans l'absolu car la TVA augmente mais reste assez marginale) avec l'augmentation du prix de l'essence. Je sais, ça paraît aller contre l'intuition primaire ou la légende populaire qui prétend que l'état s'en met plein les fouilles avec un prix à la hausse. Et bien non. Ce qui vraiment profite de cette hausse sont les pétroliers bien sûr et les traders qui spéculent À FOND sur les futures.
epilogue sur l'essence et l'état
et bien sûr, cela signifie que l'état n'a AUCUN POUVOIR pour arranger les choses pour les neuneus que nous sommes, en raison du caratère mondial, international, globalisé de ce marché quasiment hors contrôle. Les subventions accordées par le gouv aux catégories socio-pro en difficulté (marin-pêcheurs, routiers) ne font qu'EMPIRER les choses. C'est là toute la perversité du système en place. Les solutions politiques proposées, dans le contexte des marchés dérégulés des matières premières, ne font qu'envenimer la situation. Les états sont pris aux couilles par des forces plus grandes et puissantes qu'eux. ET qui s'est qui paye ?? ... je vous laisse deviner ... :(
Conclusion :
TRAVAILLEZ PLUS POUR RAQUER PLUS bandes de faignasses!
Sur les retraites
Nous salariés du public et du privé, demandons que soit en préalable régularisées ces importantes questions, avant toute nouvelle réforme équitable des retraites.
1/ Sur les recettes exonérées, visées par la Cour des Comptes :
- La taxation immédiate des stock-options, qui, selon les termes du dernier rapport constituent "bien un revenu lié au travail, donc normalement taxable", qui ont ainsi entraîné une "perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros" ( année 2005).
Ce rapport de la Cour des Comptes précise que : les 100 premiers bénéficiaires devaient toucher chacun une plus-value de plus de 500.000 euros et les 50 premiers de plus de 10 millions d'euros.
2/ Sur les dettes de l"Etat :
- Apurement de ses dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la "Sécu" en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges (rapport Cour des Comptes).
3/ Sur les recettes de privatisations :
- Transfert des sommes non versées depuis 2002 vers le fond de réserve des retraites, comme la loi le prévoyait.
A savoir que ce fond était abondé à hauteur de 30 milliards d'euros en 2002. Il aurait dù étre à hauteur de 300 milliards en 2007, or 3% seulement des recettes de privatisations effectuées depuis ont alimenté ce fond de réserve.
4/ Sur les gains de la VAB, détournées des bénéfices du travail, vers les profits :
- 8,4 points de valeur ajoutée depuis 25 ans (référence INSEE), représentant pour la seule année 2006, 134 milliards d'euro, au détriment des bénéfices du travail.
5/ Sur les "niches" fiscales :
- 254 "niches" fiscales qui permettent à 3900 gros contribuables d'échapper à tout impot sur le revenu, privant l'Etat de 43 milliards de recettes, une somme supérieure au déficit budgétaire.
Nous demandons avec force et en préalable également, pour des raisons de simple justice et d'égalité des citoyens devant la loi, de morale républicaine, que le régime spécial de retraite des parlementaires soit réformé, pour l'aligner sur les critères que ces derniers décident, votent et font appliquer aux autres régimes de retraites des citoyens.
A savoir :
1/ passage à 40 années de cotisations au lieu de 37,5 années pour les parlementaires.
2/ abandon du scandaleux privilége de la double cotisation qui ne se justifie en aucun cas, permettant aux parlementaires de bénéficier d'une retraite à taux plein au bout de 22,5 années seulement de cotisations.
Nous appellons pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du public et du privé, à s'emparer avec force et résolution de ces questions, pour les faire valoir au nom des salariés.
Merci de bien vouloir signer, divulguer et faites connaitre cet appel SVP.
N'oubliez pas de valider votre signature dans le mail de confirmation qui vous sera adressé.
Pour signer l'appel :
http://www.ohfr-redir.com/1434
Justice pour les jeunes
La solution d'une augmentation des charges sur les entreprises risque tout simplement d'augmenter le rythme des délocalisations. A moins de fermer les frontières, ce qui mérite un peu de réflexion.
Vous négligez un facteur essentiel, qui est que la logique du système par répartition veut que les retraites soient proportionnelles au nombre d'enfants qu'une génération a eu. On en est loin.
La situation actuelle se caractérise plutôt par la généralisation de la précarité chez les jeunes et de bons revenus chez beaucoup de retraités. Les jeunes qui s'en sortent sont alors ceux qui ont des parents riches.
Belle justice sociale !
Avez-vous lu le passage sur le transfert de richesses du salariat vers l'actionnariat ? Les entreprises doivent contribuer davantage. L'argument des délocalisations est exactement le même qui veut qu'on allège l'impôt des riches, sans quoi ils partiront. Or cette logique de privilégier les entreprises a prouvé son échec, depuis le temps que les libéraux la mettent en application : l'intérêt général n'est pas celui des entreprises.
retraites et chômage
Bonjour, il ne me paraît pas sain de faire payer les retraites sur les impôts. En revanche, ne serait-il pas logique de faire payer le chômage par les profits? En outre, pourquoi un chômeur perdrait-il le bénéfice de cotisations? Il faudrait me semble-t-il que, non seulement les profits assument le coût du chômage, mais aussi les cotisations retraites des chômeurs.
Il manque un élément dans le dossier des retraites
Bonjour ,
Il manque tout juste une donnée et de taille dans le dossier des retraites , c'est le nombre sans cesse en baisse du nombre des cotisants du fait de la perte des emplois depuis 20 ans .
Il s'est produit une forte chute des emplois dans le secteur industriel , à peine compensée dans le tertiaire par l'augmentation de l'activité des services .
La baisse importante du nombre , se traduit donc
par une perte conséquente de gens qui ne peuvent pas cotiser car privés d'emploi .
L'emploi situé a un autre niveau permettrait d'alimenter correctement les caisses de retraites .
Info et intox
@ Thorgal
Merci de m'apprendre ces fonctionnements des taxes sur l'essence. Contrairement à l'idée reçue les pétroliers ne sont pas tous Yankees. Nous en avons pas mal en Europe également (tout comme des groupes qui délocalisent, nous sommes dans le peloton de tête) .
@ Magali
Merci également de me cultiver à ce sujet .
@ Olivier.B
Tout à fait d'accord avec ces propos !
L'argument de la délocalisation est totalement fou.
Je connais un type qui parlais lors de sa campagne de "la parité des taxes import/export", encore une de ses nombreuses manipulations. (tout comme la santé, les dents, les lunettes, le patrons voyous etc...)
Taxer les plus pauvres pour détaxer les plus riches, donne l'image d'une charmante monarchie !
Ce qui est flagrant, c'est que pour un "Atlantiste" il est incapable de sortir des campagnes d'incitation à la consommation Européenne comme : "to buy a Ford, to save a job"
Je ne vois pas du tout comment tout cela ne pourrait pas mal finir ...
La gauche se veut libérale économique et sociale (schyso), les syndicats touchent des dessous de table depuis des lustres, la démocratie est phagocitée, avec SharkO tout và en s'accélérant!
Conclusion, nos politiques se disent impuissants face à la mondialisation donc ils sont devenus inutiles, il ne reste plus qu'à les virer pour faire des économies !
L'Europe est en passe de devenir la copie conforme des états unis. Ce n'est pourtant pas ce qui nous a été vendu ...
la spéculation ...
Le pétrole bientôt il n'y en aura plus.
Les céréales, le monde en manque.
(par exemple : le riz, je crois qu'il n'est pas côté , par conséquent il ne peut y avoir de spéculation)
2 ou 3 ans de récoltes insuffisantes, on prend sur les réserves, il est normal que les prix grimpent...
La spéculation ne fait que suivre une réalité incontournable.
Et c'est la vérité aussi d'affirmer qu'il n'est pas nécessaire de travailler jusqu'à 70 ans et qu'il suffit par exemple de redistribuer les profits pour travailler moins longtemps.
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